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lundi 20 avril 2009

Les incinérateurs de déchets, une solution de traitement écologiquement très discutable.


En France, c'est encore l'incinération des déchets ménagers qui reste la solution la plus utilisée pour traiter ces derniers.
Néanmoins, les problèmes et dangers écologiques liés à l'utilisation de telles technologies sont importants, l'incinération est un procédé très discutable en terme d'impact écologique.

En effet, nous sommes en France, le pays européen qui possède le plus d'incinérateurs, avec un parc de 128 unités d'incinération qui brûlent 40 % des déchets domestiques . Cette méthode de traitement représente encore la première filière d'élimination des déchets ménagers.
De la combustion des déchets, naissent de nombreux gaz qui soulèvent des inquiétudes.

"Une directive européenne datant de 2000 a considérablement réduit les émissions de polluants des usines d'incinération, et il est établi depuis 2005 par l'INVS que les incinérateurs modernes ne contaminent pas leurs riverains à la dioxine.

Mais les dioxines rejetées par les vieux incinérateurs sont persistantes et sont encore retrouvées dans les sols aujourd'hui. Des teneurs élevées en dioxine ont été relevées dans les produits d'origine animale, notamment les œufs de poule, sur des sites proches d'anciennes usines d'incinération.



Un lien entre présence d'incinérateur et cancer a été établi par l'équipe de Jean-François Viel, lors d'une étude sur l'incinérateur de Besançon et ses riverains. Elle concluait à "un excès de sarcomes des tissus mous et de lymphomes malins non hodgkiniens (maladies du sang par la prolifération maligne de cellules dans tout l'organisme, ndlr), entre 1980 et 1995, chez les riverains de cette usine ayant rejeté dans l’atmosphère des fumées dont la teneur en dioxines allait jusqu’à 16,3 ng I-TEQ/m3 (valeur limite légale tolérée : 0,1 ng/m3)" explique l'INVS.

Concernant l'incinérateur de Gilly-sur-Isère, des élus et un médecin du village "ont signalé à l’administration publique un nombre de cancers perçu comme étant anormalement élevé. Les analyses chimiques qui ont été réalisées, révélant des concentrations élevées de dioxines, ont entraîné la fermeture de l’incinérateur puis l’abattage massif du bétail et le retrait des produits alimentaires et du foin contaminés".

Le lien de cause à effet entre les cas de cancer en excès et les quantités élevées de polluants émis par les incinérateurs n'a pourtant pas été officiellement établi. "Toutefois, en regard de l’incertitude sur les temps de latence d’apparition des cancers, on ne peut exclure que les expositions passées depuis les années 70 puissent encore aujourd’hui favoriser la survenue de cancers" déclarait l'INVS."



Selon Greenpeace, les nouvelles normes en vigueur depuis 2005 en matière d'incinération de déchets et de rejets de dioxines, ne sont respectée par aucun des centres incinérateurs:

"Au regard du maximum de 0.1ng/m3 retenu par la nouvelle norme européenne pour les émissions de dioxines, déjà appliquée aux nouvelles installations et applicable à toutes en 2005, aucune installation de moins de 6t/heure et moins d'un quart des plus de 6t/heure y sont conformes.

En matière de dioxines, la persistance et la bioaccumulation font que, de toute façon, ces normes ne nous protègent pas contre une contamination de la chaîne alimentaire. De plus, si elles réduisent les émissions de dioxines, elles n'ont aucun effet sur la production de dioxines ; et c'est bien à l'élimination de la production de dioxines qu'appelle la Convention de Stockholm.

Plutôt que de dépenser des sommes supplémentaires à mettre en conformité 80% du parc français (avec des surcoûts de 30% à 60% selon les installations), il vaudrait mieux fermer progressivement ces incinérateurs et développer des alternatives non polluantes et durables de gestion des déchets."

Selon Greenpeace encore, "Le recyclage économise plus d'énergie que l'incinération n'en produit. Ainsi, si les Etats-Unis brûlaient tous leurs déchets ménagers dans des incinérateurs, cela produirait à peine 1% des besoin énergétiques du pays. Deux études menées aux Etats-Unis, en 1993 et 1994, ont indiqué que si les matériaux actuellement recyclables étaient recyclés au lieu d'être brûlés dans des incinérateurs, on pourrait économiser trois à cinq fois plus d'énergie."

En tout cas, chez Green-O-Rama, nous pensons que la réutilisation et le recyclage des déchets est uns excellente solution pour, au moins, limiter l'impact dû au traitement de ces derniers, mais aussi pour limiter les coûts en terme d'énergie et de polution, pour la production de matériaux neuf!
Comme on le dit toujours, vive le recyclage!

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