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vendredi 19 décembre 2008

Les pesticides, petit état des lieux sur leur omniprésence...

On a tous plus ou moins conscience de la présence de pesticides divers dans une partie de notre alimentation, on se dit aussi qu'ils ne sont sûrement pas très sains pour notre organisme, mais en réalité, ils sont bien plus présents et nocifs que cela!

Leurs technologies sont souvent issues de recherches sur des armements chimiques aussi, l'ère des pesticides de synthèse débute vraiment dans les années 1930, profitant du développement de la chimie organique de synthèse et de la recherche sur les armes chimiques durant la Première Guerre mondiale.
La Seconde Guerre mondiale a généré, à travers les recherches engagées pour la mise au point de gaz de combat, la famille des organophosphorés qui, depuis 1945, a vu un développement considérable encore de mise aujourd'hui pour certains de ces produits, tel le malathion.

Leur utilisation massive depuis plus d'un demi-siècle dans l'agriculture intensive, a complètement saturé nos terres, mais aussi l'eau, la pluie, l'air et même le brouillard et la sympatique petite rosée du matin.
D’après l’Institut Français de l’environnement (IFEN) on trouve des résidus de pesticides dans 96% des eaux superficielles et dans 61% des eaux souterraines en France . Sur environ 400 substances recherchées, 201 ont été mises en évidence dans les eaux de surface et 123 dans les eaux souterraines. Les herbicides sont les composés les plus retrouvés dans les eaux.
Pour ce qui est des brouillards, Ils sont eux aussi touchés, à des teneurs encore supérieures à celles des eaux de pluie : jusqu’à 140µg/l, soit 140 fois la CMA de l’eau potable. Un certain nombre d’études ont été réalisées sur ce sujet et les résultats concordent tous : la contamination par les pesticides est généralisée. En effet, les pesticides pulvérisés sur les cultures n’atteignent pas en totalité leur cible, loin s’en faut. On estime que lors de la pulvérisation 25 à 75 % des quantités de pesticides appliquées partent dans l’atmosphère, ce qui entraîne une contamination de l’air, des brouillards et des pluies par les pesticides.
Et bien l'air, parlons-en, Selon une dépêche AFP du 27 juin 2007 faisant état d’une étude d’Airparif sur les traces de produits phytosanitaires dans l'air en Ile-de-France, des pesticides sont présents dans l'air jusqu'au cœur de Paris et des villes qui l'entourent. Cela renforce des études menées dans d’autres zones urbaines telles que Lille, Orléans…
Dans cette étude, on apprend que sur 80 pesticides recherchés, une trentaine ont été retrouvés en zone rurale et une vingtaine dans l'agglomération francilienne. Certaines molécules utilisées dans les jardins ou en agriculture se retrouvent en concentrations importantes en agglomération.
Les molécules retrouvées dont la trifluraline, le chlorothalonil et la pendiméthaline ou encore le lindane (désormais interdit) posent la question de la réduction de l’exposition des populations à ces substances et donc de la réduction de l’utilisation.
Les effets de ces pesticides sur l'organisme sont nombreux, et peuvent aller de problèmes de fertilité aux cancers, en passant par des problèmes de développement du foetus ou encore des défaillances du système immunitaire provoquant une hypersensibilité aux maladies et infections.

Quant aux lobby agrochimiques, ils sont capables de diffuser de la désinformation, c'est le cas par exemple lorsque Le Canard Enchainé du 22 mars 2007 a cloué le bec au lobby pro pesticide qui s’attaquait de manière dissimulée au travers de sites "noirs" aux ONG et aux auteurs de « Pesticides, Révélations sur un scandale français ».

"On a d’abord vu sur le site ‘Agriculture environnement’ des attaques très personnelles de la part d’un soit disant « journaliste indépendant » Gil rivière Wekstein entouré par de mystérieux agriculteurs anonymes., à l’égard du livre et des auteurs.

Puis vinrent des mails de dénigrements systématiques des auteurs sur de nombreux forum sur le net… Ensuite ce furent des tracts distribués au Salon de l’Agriculture dénonçant des hypothétiques « terroristes verts » alliés aux « médias traditionnels » pour tenter de donner de l’audience à autre site noir ‘Alert Environnement’ qui a depuis été dénoncé par le Canard Enchainé. Idem pour de faux messages promotionnels qui soit disant informent sur le livre qui sont répandus dans tous les forums. Or, ce site est orchestré par un faux-nez, une soit disant « journaliste indépendante » Gwen Le Gac qui a l’habitude de travailler pour les acteurs du monde agricole bien qu’elle s’en défende. Comme le démontre le Canard, elle ne posséde pas de carte de presse et travaille régulièrement pour des agences de Relation Publiques dont les clients sont des firmes agrochimiques !?.


Très vite, et parallèlement à la médiatisation du livre ces attaques franchissent un nouveau cap, n’hésitant pas, en plus des copiés collés du site de Gil-Rivière Wekstein, à publier des informations très personnelles sur les auteurs du livre, cherchant systématiquement à les discréditer et allant même jusqu’à publier des échanges en provenance d’une liste de discussion par email privée !

Pire encore on s’attaque cette fois ci à la presse : « Derrière les médias traditionnels, décryptez les lobbies » affirme en effet le tract distribué au salon de l’agriculture ! Le message est clair : les médias (entendez ceux qui osent faire écho aux auteurs) sont à la solde de supposés lobbies environnementalistes et des « terroristes verts » ! Curieuse vision de la liberté de la presse qui culmine dans la réponse faite aux deux articles parus dans le Canard Enchaîné qui ose dénoncer ces agissements : le site affirme que Fabrice Nicolino n’aurait eu qu’à donner un coup de téléphone à un journaliste du Canard pour faire publier un article anti lobby ! La parano la plus totale côtoie ici un mépris sans borne pour la presse qui ose encore rester libre."

Pour Green-O-Rama, agir c'est aussi diffuser l'information face à certains lobbies, ayant des interêts dans l'industrie agro-alimentaire ou agrochimique...Voilà qui donne a reflêchir!

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